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Fiche d'informations
URIAH HEEP
Pays : England Genre : Métal Progressif Dates : 1970 URL : cliquez ici - Avis : 270 note(s) et 12 critique(s) - Moyenne albums : 7.38 - Classement : 1683 - Consultations groupe : 94712
- Avis : 270 note(s) et 12 critique(s) - Moyenne albums : 7.38 - Classement : 1683 - Consultations groupe : 94712
Article
20/08/2005
31 juillet 2005 Alors que résonne encore à mes oreilles le dernier couplet de Lady in Black, scandé en chÅur par un public visiblement heureux, il est temps d'esquisser la trame d'une soirée parfaitement jubilatoire. Cette année, l'Estivale Open Air d'Estavayer, accueillait les mythiques Uriah Heep en tête-d'affiche pour la soirée de dimanche, veille de notre Fête Nationale du 1er août (synonyme de jour férié, ce qui est une aubaine pour tous les festivaliers désireux de s'amuser jusqu'à "point d'heure") Plantons le décor: Imaginez un écrin de verdure, bien arborisé, jouxtant la rive sud du Lac de Neuchâtel. Contrairement à d'autres festivals open air, il ne s'agit pas d'un terrain dans un "no man's land", mais bien de la Place Nova Friburgo située dans la partie inférieure de la petite ville médiévale d'Estavayer-le-Lac. Le temps est idéal: les passages nuageux ne donneront jamais la moindre goutte de pluie: il fait bon, mais on n'étouffe pas. On le sent à chaque instant, c'est le temps des vacances, propice à la détente et la farnienteâ¦. Ah, on se sent bien!!!! Et dans quelques petites heures Uriah Heep va fouler la grande scène dressée au fond du site. Que demande le peuple! Vers 19 heures, j'aborde les lieux où, par grappes, couples ou en solo, le public, décontracté, se faufile à l'intérieur du site. Moi, heureux bénéficiaire d'une accréditation "Presse", je me vois remettre un badge à mon nom qui mentionne: Uriah Heep â photographe???. Qu'importe, je ne suis pas photographe, mais même sans appareil de photos, je vais en fixer dans ma mémoire. A l'ombre de quelques feuillus, sont disposées de grandes tables invitant à la convivialité: c'est là que je retrouve mon pote, l'excellent Martin Kramer, webmaster et âme du web site Uriah-Heep-Romandie et grand "givré" du plus grand groupe rock du monde Uriah Heep. Comme Obélix, il est tombé jeune dans la marmite de la musique d'Uriah Heep dès 1970, mais contrairement au héros de la bande dessinée, il en consomme encore beaucoup. Mais il n'est pas seul, il y a toute la famille Heep à ses cotés: je fais donc connaissance de Osy, photographe lui pour de vrai, qui est déjà l'auteur de nombreuses prises de vues sur le site UHR. Un vrai fan lui aussi, notre ami de Suisse allemande: il arborait un splendide T-shirt avec une large photo de Mick Box sur le devant et sur le dos, la mention Uriah Heep, le nom des 5 musiciens, la date et le lieu de l'événement de ce soir. Pas moyen d'en acquérir un: il s'agissait d'un exemplaire unique fait "maison". Allant et venant entre deux réglages, Dave Owen, membre de l'équipe technique d'Uriah Heep, échange volontiers ses impressions: il croise les doigts pour que tout se passe bien techniquement sur scène ce soir, évoque le temps du fanzine officiel d'Uriah Heep UHAS qu'il a co-fondé début 90, à une époque où Internet n'existait pas. Attablée également, une des responsables du festival, Josiane Reguin, parle de la programmation du jour et se réjouit de voir un public plus nombreux que les autres soirs à pareille heure. Normal, non! Ce soir, Uriah Heep joue et va casser la baraque. On est bien ici à déguster quelques rafraîchissements tout en devisant cordialement. Tout est bien! Uriah Heep vont-ils être à la hauteur? Pense-je! Une journaliste du quotidien "La Liberté" est à la recherche de fans d'Uriah Heep de la première heure! Martin est la personne qui lui faut! Ainsi Martin, avec l'appui d'Osy et moi-même, nous nous efforçons de faire comprendre à cette avenante journaliste, néophyte en matière de rock, les raisons de notre passion dévorante! Séance photo des trois Heepmaniacs pour une parution ce mardi 2 août Il est bientôt 22 heures et voyant que déjà nombre de festivaliers se pressent sur le devant de la scène dans l'attente d'Uriah Heep, les amis qui m'accompagnent et que j'avais un peu délaissés pour la famille Heep, proposent, comme tous bons fervents adeptes de rock music, de suivre le concert le plus en avant possible. Bonne idée! Let's Rock'n'Roll! La nuit est tombée maintenant. A quatre mètres des barrières, dans une foule bien compacte, me voilà prêts pour l'événement. Dans le noir le plus total, la musique d'intro envahit la scène (chant incantatoire à consonance bouddhiste!?!). On distingue Lee Kerslake se placer derrière ces fûts. Soudain, tout explose: "Blood red roses". Mick Box prend position sur la gauche, position qu'il ne quittera pratiquement pas tout au long du concert, tandis que Bernie, tel un diable sortit de sa boîte, se jette immédiatement au centre de la scène. Plus discrets, Trevor Bolder et Phil Lanzon sont pourtant bien là . La sono est bonne, même si je ne distingue, à mon goût, pas assez l'orgue. Uriah Heep in full flight: pas d'échauffement pour eux, ils foncent têtes baissées dès le premier titre. S'enchaînent "Cry freedom" et "So tired" du sous-estimé "Wonderworld". Mick Box attirent tous les regards: parce que c'est la figure légendaire d'Uriah Heep, mais aussi par sa présence, son jeu de scène tellement personnel. Il n'arpente pas la scène de long en large comme certains guitar hero. Non, Box est tout d'abord un musicien heureux qui arbore un sourire indéfectible trahissant ainsi un plaisir immense de faire ce qu'il fait. Il y a également son inénarrable gestuel de la main droite comme s'il sculptait quelque "sonic origami". Il n'est pas le plus rapide des guitaristes, ne possède pas la technique la plus audacieuse, non, mais il a développé son propre jeu, ce qui le rend totalement unique, original et irremplaçable. Suit "Words in distance", puis "If I had the time". Bernie Shaw capte également les regards par l'énergie incroyable qu'il insuffle dans les compositions du groupe. Attitude, adoptant des positions certes rock, mais tout en positivisme. J'allais oublier: Bernie est un chanteur qui chante incroyablement juste, ce qui n'est pas l'apanage de tous les frontman du rock, loin s'en faut. S'en suit " A year or a day" Une belle surprise pour moi qui tient cette chanson comme une des plus belles de leur répertoire entier. A la fin de chaque titre, les applaudissements fusent: le public est attentif et en veut encore beaucoup plus. "Between two world" est magistralement interprété et me fais dire que, même si les compositions de la formation actuelle ne sont pas toujours du niveau de celles de la période 70-75, il faut bien reconnaître que ce titre qui ouvre l'album "Sonic Origami" est parfaitement flamboyant. Résonne les premiers accords de "Free Me" qui ne fait pas partie, loin s'en faut, de mes titres préférés. Je crains, un moment, le pire, mais c'est moi qui suit terrassé quand j'entends le public reprendre en chÅur le refrain comme un seul homme (ou femme d'ailleurs). Laissant de côté mes préjugés et mes réserves, j'entonne joyeusement "Free me". C'est bien la pop, mais le rock, c'est encore mieux: "Sunrise" déboule, suivit du eighties "The others side of midnight"⦠le public chauffe de plus en plus, et dès que retentit le riff d'intro de "Gypsy" les poings se lèvent, les têtes "headbang" et les corps se bougent. On est au cÅur des classiques d'Uriah Heep: "Look at yourself", "July Morning" et "Easy Livin' " s'enchaînent: l'audience est ravie et exulte. Visiblement très touché par la réponse du public, Mick Box, lui-même, se fend de quelques mots de remerciements au micro, ce qui est selon ma longue expérience, très, très rare. Je ne m'étendrais pas sur "Lady in Black" qui récolta l'approbation générale, pour preuve la ferveur manifestée par l'assistance à chanter à tue-tête le fameux "aah ah ah ah aaah aaah ah ah aaaah". A noter que même Lee était debout derrière sa batterie en fin de spectacle à frapper ses cymbales comme un dingue (une preuve certaine de contentement non') Alors que retentit "Pomp and circumstances", Box, Shaw, Kerslake, Bolder et Lanzon saluent la foule une dernière fois, heureux de leur passage à l'Estivale. Happé par le concert, je n'ai pas vu le temps passé! 1h30 de show! Passé comme 15 minutes! Alors Uriah Heep, en forme? Assurément, mais le public ne l'était pas moins. Un public de fan qui visiblement connaissait bien ses classiques. Un bémol? Où sont passés les solos de Hammond rageurs et ravageurs de "Gypsy" ou "July Morning"? Autre remarque assassine? Pourquoi si peu de déplacements et d'interactions entre les musiciens? L'année prochaine, c'est sûr, on reviendra à l'Estivale d'Estavayer-le-Lac, c'est trop bien! François Pitton 1er août 2005
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