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Octavarium by Dream Theater
Année album : 2005 Type : cd Studio Nb disque : 1 Durée totale - ?? Label : Atlantic Records
- Moyenne album : 7.66 - Classement album : 5555 - Consultations album : 36871
Critique de Octavarium
22/09/2009
Sélectionner un album frôlant la perfection dans ma discothèque a été très difficile car de nombreux artistes sont au coude à coude. Mon choix se porte cependant sur Octavarium pour son concept très recherché. Je l'ai aussi choisi car il a suscité des avis très différents, j'ai donc voulu apporter ma vision des faits. Un album de metal progressif caractérisé par la complexité de ses instrumentations. Tout d'abord, ce sont des chansons structurées et de longue durée. Les pistes 2,3,4,5,6 et 7 suivent un cheminement classique (couplet/ refrain) mais pour ce qui est de la première et de la dernière on distingue plusieurs sous-parties. Root of All Evil est divisé ainsi: VI. Ready, première partie de la chanson de 0:00 à 3:41 puis VII. Remove allant de 3:41 à 8:25. Octavarium suit ce cheminement: I. Someone Like Him va de 0:00 à 8:45, II. Medicate (Awakening) de 8:46 à 12:15, III. Full Circle de 12:15 à 18:28, IV. Intervals de 18:28 à 19:55, V. Razor's Edge est la cinquième et dernière partie de la chanson de 19:55 à 24:00. Les chansons durent en moyenne 9mins08, l'une d'entre elle excède 20 minutes. Ensuite, les rythmes et les mesures sont inhabituels. Le couple basse/ batterie effectue de la polyrythmie et change de registre lorsqu'il faut changer de thème dans une chanson. Les mesures sont typiques du metal progressif, notamment dans Panic Attack (5/4). Bref cet album est ponctué de mesures impaires et asymétriques. Enfin, la virtuosité est au rendez-vous et on trouve une grande variété de mélodies au sein d'une même chanson. Mike Portnoy est moins énervé que sur Train of Thought et propose quelque chose de plus mature et recherché, cela n'empêche qu'il est véritablement présent sur cet album, notamment sur la fin de Sacrified Sons; il a d'ailleurs remporté (encore) la même année le prix du meilleur batteur prog: un kit énorme et utilisé dans son intégralité. John Petrucci nous pond des riffs endiablés (Root of all Evil, Panic Attack) mais aussi d'une beauté harmonique impressionnante (I et II d'Octavarium et The Answer Lies Within), des solos géniaux (sauf sur I Walk Beside You) dont un grandiose qui termine l'album avec brio. Jordan Rudess nous sort des duos très complexes avec ce dernier et John Myung slap de façon efficace, sans surprise. La voix de James Labrie ne change pas non plus, toujours très juste et son potentiel reste énorme. On l'entend cependant crié (ce qui est rare) sur IV d' Octavarium. Les mélodies sont variées tout au long de l'album et s'accordent parfaitement avec les émotions retransmises. Ils revendiquent cependant s'inspirer de U2 sur I Walk Beside You et de Muse sur Never Enough. Un hommage au groupe défunt Pink Floyd est effectué au début de Octavarium: l'intro au clavier rappelle celle de Shine On You Crazy Diamond. Un concept qui tisse les liens logiques de l'Åuvre et qui ajoute à cette dernière une dimension philosophique. D'abord, la pochette fait référence à ce concept. La continuité des évènements est symbolisée par ces boules dont la force centrifuge leur permet de ne jamais arrêter leur mouvement. Cette continuité se retrouve aussi dans la nature. Les thèmes abordés ne se rejoignent pas directement par contre. Ensuite, le lien entre les anciens albums est signifié par le nombre de chansons mais aussi par des passages rappelant ces derniers. En effet Six Degrees of Inner Turbulence comporte 6 pistes (disque 1) et Train of Thought en comporte 7, c'est donc une suite logique. Dans The Root of all Evil la première note est la même qui termine l'album précédent, les bruit de pas font référence à Scenes from a Memory, l'intro aux toms ainsi que l'outre qui reprend un air familier à "This Dying Soul" de l'album précédent, le break du solo très similaire à celui de "The Glass Prison" de 6 Degrees... Dans I Walk Beside You on peut percevoir le tic tac d'une horloge, encore en référence à Scenes from a Memory, ainsi qu'un riff de guitare qui lors du refrain ressemble à celui de "Lifting Shadows off a Dream" présent sur Awake, autre pilier expérimental du groupe. Panic Attack possède une partie de piano entre 1:27 et 1:43 semblable à celle de "Fatal Tragedy" présent sur Scenes from a Memory". Sacrified Sons contient des references à "A Change of Seansons" (EP), "Fatal Tragedy" et "Peruvian Skies" (Falling Into Infinity). Octavarium restitue tout le concept de l'album: dans III.Full Circle les racines du groupe sont énumérées: entre autre Queen (Seven Seas of Rhye), The Beatles (Day Tripper, Lucy in the Sky with Diamonds, Get Back), Genesis (Supper's Ready, Cinema Show), Styx (Show Me the Way), Pink Floyd (Careful with that Axe, Eugene), Yes (Machine Messiah), The Doors (Light My Fire), The Ramones (Gabba Gabba Hey Hey), Neil Young (Hey Hey, My My), The Who (My Generation); on notera aussi des références à Iron Maiden au cours de la progression de l'album; dans IV. Intervals Mike Portnoy énumère les différentes parties de l'album accompagnées dâextraits à peine audibles: _"Root" « Take all of me" (vers 3:03 dans The Root Of All Evil) jouer en fond. _"Second" "Don't let the day go by" (vers 4:21 dans The Answers lies Within) jouer en fond. _"Third" Un extrait de These Walls jouer en fond. _"Fourth" "I walk beside you" (vers 1:06 dans I Walk Beside You) jouer en fond. _"Fifth" "Hysteria" (vers 3:55 dans Panic Attack) jouer en fond. _Sixth" "What would you say" (ver 3:03 dans Never Enough) jouer en fond. _"Seventh" Un extrait de Sacrificed Sons jouer en fond. _"Octave" "Side effects appear" (vers 11:52 dans Octavarium part II) jouer en fond; puis V.Razor's Edge résume le concept qui est que l'on revient toujours là où on a débuté. Enfin, cet album propose une philosophie puisée dans les études de l'infini et nous fais voyager dans un espace indéterminé, la notion de temps est aussi formatée, les mélodies nous aident d'ailleurs à oublier le temps qui passe... En clair, Octavarium, s'impose comme un représentant de la scène progressive contemporaine, nous fait nous soulever des questions et témoigne de l'ingéniosité de ces musiciens. C'est un des piliers de ce qui se fait de bon aujourd'hui, il faudrait donc être renfermé d'esprit pour passer à côté de cela. A écouter donc d'urgence !
OctavAlex
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