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Sola Scriptura by Neal Morse
Année album : 2007 Type : cd Studio Nb disque : 1 Durée totale - 75:59 Label : Inside Out
- Moyenne album : 8.3 - Classement album : 2538 - Consultations album : 23813
Critique de Sola Scriptura
02/04/2007
Des cierges à lâélectricité il nây a quâun pas et début 2007, Neal Morse poursuivait sa route loin du préchauffé, de lâaseptisé courtois. Avec le très rempli Sola Scriptura (soixante-seize minutes au garrot), lâÅuvre solo de notre cher allumé des textes à la foi hirsute se complétait dâun nouveau chapitre qui nâéchappera pas à lâunivers habituel où le renouvellement complet nâétait pas au menu. Après lâArche dâalliance de Question Mark (2006), embarquement immédiat pour la vie de Martin Luther, en sachant quand même où lâon met les pieds (et les oreilles) puisque la répartition et le style des quatre titres présents suit dâassez près le formidable Bridge Across Forever (2001) du bateau ivre Transatlantic. Au terme dâune écoute intégrale, on entend déjà les commentaires laconiques sur le radotage en règle de Neal Morse avec ses enluminures, ses thèmes cousins, voire jumeaux, et jâen passe. Pourtant, ce style parfaitement identifiable (le passage hispanisant sur « The Door » ou plus jazzy avec « The Conclusion » rappellent immanquablement et logiquement la période faste de Spockâs Beard) sâagrémente désormais de vagues à six cordes franchement enragées, comme si notre homme traquait la double-croche déséquilibrée (« The Conflict »). Pour lâaider dans cette quête de sens et des sens, ses deux fidèles compagnons de route, Randy George à la basse et lâexcité de la double pédale, Mike Portnoy, pimentent le bastringue dâune rythmique franchement salée. Surtout, et au-delà du talent protéiforme de multi-instrumentiste et de chanteur habité habituel, lâhabileté avec laquelle Neal Morse parvient à combiner chaque pièce du puzzle continue dâépater. Invariablement. Quel que soit le format, les vertus mirifiques de ces bouts de ficelles (désormais apparentes mais quâimporte) nâen finissent pas de dérouler et creuser son sillon. A chaque écoute. Sans artifices, ni exagération. Ãvidemment, le côté prolixe a son revers avec des recettes qui puisaient déjà dans des sources moins évidentes, plus laborieuses que sur le précédent opus, mais loin dâêtre taries. Soit. Au-delà de son titre un peu ronflant, Sola Scriptura reste malgré tout une pilule très facile à gober, un peu longue à digérer tant elle est blindée dâhymnes en ébullition, de feutrine sonique et de refrains réjouissants dégraissés du pénible. Une musique épicée, totalement récréative. Une aubaine. Cyrille Delanlssays
AmarokProg
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