- plus de 11 millions de pages consultées
- plus de 2.2 millions de visiteurs
- plus de 800 chroniques rédigées
- plus de 110 articles originaux
- plus de1200 actualités
- plus de 6000 artistes (+42%) et près de 30.000 albums référencés (+50%)
- plus de 2500 inscrits (+25%)
Cette année encore, le site aura flirté avec la barre des 2.000.000 de pages consultées pour plus de 430.000 visiteurs uniques (+15%). Depuis sa création, AmarokProg poursuit sa progression ce qui prouve sa pertinence (je pouffe).
Bref, merci à vous pour votre fidélité et l’intérêt que vous portez au site !Ok, d’accord, tempérons notre enthousiasme délirant : ce n'est qu'un site après tout et rien n’est parfait évidemment mais comme le dit la légende urbaine, la prochaine version comblera de nombreuses attentes ! Depuis le temps qu’elle est annoncée celle-là (merci à ceux du fond de ne pas en rajouter)… tout vient à point à qui sait attendre dit-on et ma foi, le travail sur le projet avance dorénavant en vitesse de croisière. Et l’on prévoit une arrivée au sprint pour le second trimestre 2011 !
Patience...
Toujours pas de grande littérature dans le compte rendu traditionnel (se référer au mémo de l’an passé : on prend le même et on recommence) avec un état des lieux du rock progressiste. Pour cette nouvelle année, toujours plus de productions avec, globalement, moins de nouveaux venus. Le RP travaille un peu sur lui-même et son bilan de santé s’aligne sur une stabilité du genre qui se partage toujours entre grandes influences seventies (plus ou moins addict) et mélange de modernisme assumé. Au milieu de tout ce barnum, la vague néo progressive a quand même pris un petit coup dans le pif avec son élagage homéopatique. Plus encore depuis que les chantres du genre lorgnent désormais vers quelque chose de plus actuel, de plus industriel (MARILLION rejoint depuis peu par le reste du triangle IQ et PENDRAGON).
"contrairement à ce que pensent ou écrivent certains, le rock progressiste n’est pas mort"
Bref, contrairement à ce que pensent ou écrivent certains, le rock progressiste n’est pas mort et même s’il n’apparaît plus depuis bien longtemps comme un courant majeur de la musique mainstream actuelle, il faut reconnaître son pouvoir de séduction sur quelques grands noms de la scène internationale : de IRON MAIDEN à MUSE en passant par TOTO et MASSIVE ATTACK, beaucoup reconnaissent aujourd’hui l’importance du mouvement et mieux, leur goût plus ou moins prononcé pour le genre.
Il faut bien entendu tempérer ces propos qui pourraient faire passer l’auteur pour un joyeux idéaliste au pays magique du stupre Universal. Foin de cela. La machine à traire qu’est l’industrie du disque n’en finit pas d’agoniser, grattant encore les derniers deniers capitalisables pour faire bonne figure auprès des associés et goinfrer d’une dernière tournée des grands ducs leurs actionnaires gras.
Derrière la mêlée mercantile, le rock progressiste respire encore. Quelques franches réussites du côté des valeurs sûres (THE PINEAPPLE THIEF, SPOCK’S BEARD, GAZPACHO, ANATHEMA, UNITOPIA), des confirmations planantes (LUNATIC SOUL, QUANTUM FANTAY), des polémiques inutiles (PETER GABIEL), de belles réussites (BIGBIGTRAIN, BRENDAN PERRY, AGENTS OF MERCY) des retours étonnants (DAVID GILMOUR avec THE ORB, SUPERTRAMP sur scène, ANDERSON & WAKEMAN en duo, KARNATAKA), des silences dissonnants (DREAM THEATER muselé par le départ de Mike Portnoy). Peu de révélations taille patron (DIANOYA, AYMERIC SILVERT ou MYSTER MÖBIUS, FRAMES) mais un lot de gaufres assuré par quelques habitués du genre (SBB, COPERNICUS, RANDOMTOUCH) accompagnés d'un revival qui fait pouet (STARONE) et d'un album qui fait KABOUUUM (JAMES LABRIE).
Quelques DVD hauts en couleur (TRANSATLANTIC, STEVENWILSON, PORCUPINETREE, ALANSIMON, NEMO) et un gros concentré d’albums réussis mais sans plus (CONQUEROR, CAPTREE, ANGE, MOONSAFARI, GLASSHAMMER) jouxtent des productions qui manquent de ce supplément d’âme indispensable pour passer de l’autre côté du miroir (KAIPA, ROSWELL SIX, COLSTER, NORDAGUST, ASIA, VONASSI). Nivellement vers le bas ? Pas vraiment. Disons concentration dans un ventre mou problématique. A force de vouloir se concentrer sur les mêmes modèles et références (Genesis, Yes, Porcupine Tree en tête), de nombreux artistes en oublient leur signature, leur personnalité et leur style. Cela donne beaucoup d’albums bien écrits, bien produits, bien interprétés… mais sans aucune once de nouveautés ou d’originalité. Une sorte de tout venant agréable mais ne parvenant jamais à balayer une légère impression de photocopie déceptive.
Une brochette d’albums qui confirment, si besoin, la vitalité d’un genre protéiforme. Avec huit albums dans le classement annuel, l’Europe prouve une nouvelle fois que le vieux continent est décidemment très attaché aux frontières progressives.Il repose évidemment sur ses valeurs sûres (six artistes déjà classés précédemment) tout en renouvelant son profil à travers des artistes encore jeunes (deux noveaux venus dans le top 10) et n’ayant pas encore eu l’occasion de se répéter outrageusement. Eux aussi en pleine progression, ils nous permettent d’envisager l’avenir sereinement et d’espérer encore de beaux voyages en terre lointaine.
Entre joies et peines, 2010 s’achève sur une coda annonçant déjà le retour du printemps musical. Neal Morse et la suite du grandiose Testimony, AlanSimon et son dernier volet Excalibur, DreamTheater (sans Portnoy), Opeth, StevenWilson, Yes et l'arlésienne King Crimson qui préparent leur retour pour très bientôt. Le mélange de l’ancien et du nouveau. Qu'importe, pourvu que l’on regarde droit devant, au dessus du paysage.
- The Pineapple Thief : Someone Here Is Missing (Angleterre) (lire la chronique) - Hasse Fröberg & Musical Companion : Future Past (Suède) (lire la chronique) - Spock’s Beard : X (États-Unis) (lire la chronique)
A la rigueur :Go Well Diamond Heart (Mostly Autumn) – Le Bois Travaille Même Le Dimance (Ange) – Nymf (Carptree) – Madame Zelle (Conqueror) – Rausch (Rausch) –Soft to You (Wired System) – Music For The Planet (Urihani) – Omega (Asia) – Grapping Hooks (North Atlantic Oscilliation) – Psychotico (Electric Bazar Cie) – In the Mist of Morning (Nordagust) – The Endesque Chants (Averse) – The Way (Anima Mundi) – Terra Incognita : A Line in the Sand (Roswell Six) – Saturnine (Dante) – Zenith (Atmosfear) – In the Wake of Poseidon (Kaipa) – Anti-Matter Poetry (T-Naive) – Colster (Colster) – Remember It (Framepictures) – The Battle of Ego (Vonassi) – Touch the Sky (Supernal Endgame) – Hologramatron (Barry Cleveland) – Sessions (Rare Blend) – Dreams and Hope (Vinc2) – The Opening (Cloverseed) – Victims of Modern Age (Star One)
Les flops : Aqua (Angra) – Blues For Lazarus(Michael Gill) – Static Impulse (James LaBrie) – Random Act of Beauty (David Minasian) – The Enemy Inside (Primary) – Sacrifice (Passover) – Evolution Creatio Ex Nihilo (Enochian Theory) – Iron Kim Style (Iron Kim Style) – Save the Planet (Tohpati Ethnomission) – Views From Chicheng Precipice (Dennis Rea) – What Rattlin’ On the Moon? (Beppe Crovella) – Never Pet a Burning Dog (Doubt) – Lock the Dogs Out (Kilo) – Peer Gynt in Favour (Aviva) – Nothing Exists (Copernicus) – Reverberating Apparatus (Random Touch)
- Hasse Fröberg avec Future Past (France – 1er album studio) (lire la chronique) - Aymeric Silvert avec Guilty (France – 1er album studio) (lire la chronique) - Dianoya avec Obscurity Divine (Pologne – 2e album) (lire la chronique) - Frames avec Mozaik (Allemagne – 1er album) (lire la chronique) - Invertigo avec Next Stop Vertigo (Allemagne – 1er album) (lire la chronique)
Retour 2010
- Andy Latimer (Angleterre) après 9 ans d’absence sur l’album « Random Acts of Beauty » de David Minasian
- Supertramp (Angleterre) après… pas mal d’absence et quelques dettes à combler...
- David Gilmour (Angleterre) après 5 ans d’absence sur l’album « Metallic Spheres » de The Orb
- Karnataka (Angleterre) après 9 ans d’absence sur l’album « Gathering Light » (lire la chronique)
Label 2010
- KScope (Angleterre) avec les albums de The Pineapple Thief (« Someone Here Is Missing »), Lunatic Soul (« II »), Anathema (« We’re Here Because We’re Here »), Porcupine Tree (« Anestetize ») et Steven Wilson (« Insurgentes ») et la signature de Gazpacho !
Stakanoviste 2010
- Nick D’Virgilio pour l’album « X » de Spock’s Beard et ses participations avec Karmakanic (« Karmakanic & The Agents Of Mercy - The Power Of Two »), Frost* (« The Philadelphia Experiment »), Big Big Train (« Far Skies Deep Time »).
Prix de la chanson 2010
- Nothing At Best (The Pineapple Thief) tiré de “Someone Here Is Missing ” (lire la chronique) - Suspended In Whiteness (Lunatic Soul) tiré de “Lunatic Soul II ” (lire la chronique) - Jaws of Heaven (Spock’s Beard) tire de “X ” (lire la chronique) - Piece of the Sky (Hasse Fröberg & Musical Companion) tiré de “Missa Atropos ” (lire la chronique) - River (Gazpacho) tiré de “Missa Atropos ” (lire la chronique)
Prix de l'instrumentale 2010
- Kamikaze (Spock's Beard) tiré de “X” (lire la chronique) - Kukuriku part. 1 (Quantum Fantay) tiré de “Bridges of Kukuriku ”
- The Power of 3 (Unitopia) tiré de “Artificial ” (lire la chronique) - Tumescent (Steve Lukather) tire de “All's Well That Ends Well ”
- The In-Between Kingdom (Lunatic Soul) tire de “Lunatic Soul II ” (lire la chronique)
Prix de la cover 2010
- Someone Here Is Missing (The Pineapple Thief) par Storm Thorgerson (lire la chronique) - II (Lunatic Soul) par Rafal Buczek (lire la chronique) - Metallic Spheres (The Orb) par Simon Ghahary
- X (Spock's Beard) par Erick Anderson (lire la chronique) - Ange (Le Bois Travaille Même Le Dimanche) par Phil Umbdenstock
(lire la chronique) + (lire la chronique)
Prix du packaging 2010
- Insurgentes (Steven Wilson) en édition luxe
- Whirld Tour(Transatlantic) combo dvd/cd
- Strong Together (Quidam) combo dvd/cd (lire la chronique) - Anesthetize (Porcupine Tree) combo dvd/cd (lire la chronique) - X (Spock’s Beard) en édition luxe (lire la chronique)
- Chris Pureka : How I Learned to See in the Dark (Etats-Unis)
- Cécile Corbel : Kari-gurashi (France) (lire la chronique) - Kevin Costner & Modern West : Turn It On (Etats-Unis) (lire la chronique)
- Bernard Lavilliers : Causes Perdues et Musiques Tropicales (France)
- Loreena McKennitt : The Wind That Shakes The Barley (Canada) (lire la chronique) - Steve Lukather : Alls Well That Ends Well (États-Unis)
- Tom Petty : Mojo (États-Unis)
- Bruce Springsteen : The Promise (États-Unis)
- Christina Booth : Broken Lives And Bleeding Hearts (Angleterre) (lire la chronique) - Bill Deraime : Brailleur de Fond (France) (lire la chronique)
- Chris Pureka (Ãtats-Unis– 2e album studio)
- Lisa Cuthbert (Irlande– 1er album studio) (lire la chronique) - Philip Sayce (Etats-Unis – 3ème album studio) (lire la chronique)
Retour 2010
- Sarah MacLachlan (Canada) après 7 ans d’absence avec l’album « Laws of Illusion »
Cover 2010
- Obstacles (Lisa Cuthbert) (lire la chronique) - Philippe Katerine (Philippe Katerine)
- The Promise (Bruce Springsteen)
- Origin (Solar Fields)
- How I Learned to See in the Dark (Chris Pureka)
- Landlocked (Chris Pureka) tiré de “ How I Learned to See in the Dark”
- Angola (Bernard Lavilliers) tiré de “Causes Perdues et Musiques Tropicales”
- Departure At Dawn (Cécile Corbel) tiré de “ Kari-gurashi” (lire la chronique) - Red River (Kevin Costner & Modern West) tiré de “Turn It On” (lire la chronique)
- Richard Gotainer : Comme à la Maison
- Quidam : Strong Together (lire la chronique) - Steven Wilson : Insurgentes
- No-Man : Mixtaped (lire la chronique) - Nemo : La Machine à Remonter le Temps (lire la chronique)
- Chris Isaak au Rex
- Spock’s Beard à la Maroquinerie
- Kevin Costner & the Modern West à la Cigale
- Steve Lukather à l’Elysée Montmartre
En guise de conclusion je ne peux ajouter que mes voeux de bonheur et de santé pour 2011, qu'elle puisse être meilleure encore que 2010. Et n'oubliez pas que le monde ne tourne pas autour de la musique, c'est la musique qui tourne autour du monde.
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